Ouverture Sokolsky 

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L'ouverture Sokolsky (également appelée l'"Orang-outan", ou l'ouverture Polonaise) est une ouverture relativement rarement jouée, dans laquelle les blancs ouvrent le bal par 1.b4. D'après ChessBase, sur les vingt premiers coups possibles pour les blancs, b4 se classe neuvième en popularité au plus haut niveau. En tant qu'ouverture irrégulière, la Sokolsky est classée dans la section A00 de l'encyclopédie ECO.

Sokolsky

Cette ouverture n'a jamais été très populaire à haut niveau, ce même si un certain nombre de joueurs de premier plan l'ont utilisée à l'occasion (par exemple, Richard Réti, contre Abraham Speijer, à Scheveningen en 1923, et Boris Spassky, contre Vasily Smyslov dans le match Moscou-Leningrad de 1960). La Sokolsky la plus célèbre est sans doute la partie Tartakower–Maroczy, New York 1924. C'est de ce match que l'ouverture tient son nom : les joueurs avaient visité le zoo la veille, et Tartakower avait interrogé un orang-outan pour savoir quel coup il devait jouer le lendemain. Le joueur soviétique Alexei Pavlovich Sokolsky (1908–1969) écrivit un monographe sur cette ouverture (Debyut 1.b2 b4) en 1963.

La plupart du temps, la polonaise donne lieu a une lutte tactique sur l'aile dame, et assez souvent le contrôle des cases f6 et g7 s'avère crucial. Après 1.b4, les noirs ont le choix entre toutes sortes de réponses : la plus raisonnable, et la meilleure d'après la théorie, est de prendre le contrôle du centre (totalement ignoré par le premier coup blanc), par 1. ... d5 (suivi, éventuellement, de 2.Fb2 Dd6, attaquant b4 et préparant e7-e5 (Martin 2004)), 1. ... e5 ou 1. ... f5. Notons que des coups moins ambitieux tels que 1. ... Cf6, 1...c6 (la variante hors-flanc, préparant ... Db6 ou ... a5), et 1. ...e6 sont jouables également. On voit également joué, plus rarement, 1. ... a5 ou 1. ... c5. 1. ...e6 se voit la plupart du temps suivi de ... d5, ... Cf6 et, éventuellement, ... c5. Après 1.b4 e5, la ligne principale ignore la menace planant sur le pion b, et propose 2.Fb2, auquel les noirs répondent soit 2. ... d6, soit 2. ... f6, soit 2. ... Fxb4, tous valables. Après 1. ... a5, les blancs joueront sûrement 2.b5, espérant tirer avantage de la faiblesse de l'aile-dame noire. 1. ... c5 est bien plus précis, plus agressif, et permet d'éviter la théorie. Après la capture, les noirs mettent généralement la pression sur la case c5 et développent une attaque contre la faible structure de l'aile-dame blanche.